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Métier · barreau

Site internet pour avocat

Votre futur client ne tape pas « avocat en droit du travail ». Il tape « mon employeur ne me paie pas ».

C’est le métier où l’écart entre le vocabulaire du praticien et celui du justiciable est le plus grand, et c’est cet écart qui rend la plupart des sites de cabinet invisibles.

Le client cherche son problème, pas votre matière

Un site organisé par branches du droit, droit social, droit de la famille, droit des affaires, ne rencontre aucune des recherches réelles. Les gens décrivent une situation : « que faire après un accident de la route », « comment contester un licenciement », « séparation et garde des enfants », « mon bailleur ne fait pas les travaux ». Une page par situation concrète, écrite avec leurs mots, capte cette demande et amène quelqu’un qui a déjà identifié son besoin.

Ce n’est pas une question de vulgarisation, c’est une question de portes. Un cabinet qui présente quatre domaines a quatre pages ; le même cabinet qui décrit quinze situations concrètes en a quinze, et chacune peut se positionner. Le mécanisme est le même que pour tous les métiers, et il est expliqué ici : pourquoi votre site n’apparaît pas sur Google.

Le bénéfice secondaire est un filtre. Une page qui décrit précisément une situation attire ceux qui sont dans cette situation, et écarte les autres. Un cabinet qui reçoit moins d’appels hors sujet gagne du temps de secrétariat, ce qui est un gain plus immédiat que le référencement lui-même.

Ce que le cadre professionnel implique

La communication de l’avocat s’exerce dans le cadre de sa déontologie, dont les règles figurent au règlement intérieur national de la profession, publié par le Conseil national des barreaux. Sur un site, cela se traduit concrètement par trois choses : les titres et l’inscription au barreau mentionnés exactement tels qu’ils sont détenus, aucune comparaison avec des confrères, et aucune affirmation de résultat.

La source à consulter directement est le Conseil national des barreaux, qui publie le règlement intérieur national, ainsi que votre ordre.

Trois dispositions de l’article 10.5 du RIN touchent directement à la construction d’un site, et il vaut mieux les lire dans leur texte que dans un résumé.

Le secret professionnel, lui, décide de la conception du formulaire de contact, parce que l’article 2.2 range parmi ce qu’il couvre « le nom des clients et l’agenda de l’avocat ». Un champ de message libre invite un visiteur à écrire son affaire entière avant toute vérification de conflit d’intérêts. Ce que ça change concrètement est traité dans un avocat peut-il mettre un formulaire de contact sur son site.

Ce que nous ne faisons pas : vous dire ce que vous avez le droit d’écrire. Nous ne sommes pas juristes, et se tromper en donnant des règles déontologiques à un avocat serait l’erreur la plus évitable de toutes. Notre rôle est de construire un site qui respecte le cadre que vous nous indiquez, et de vous signaler ce qui, dans une formulation commerciale usuelle, mériterait votre relecture.

La spécialisation, et ce qu’on ne peut pas s’attribuer

La mention de spécialisation est un titre encadré, délivré selon une procédure organisée par la profession. Elle ne s’auto-attribue pas. La distinction est nette sur un site : si vous détenez une mention, elle se mentionne telle qu’elle vous a été délivrée. Si vous ne l’avez pas, on décrit des domaines d’intervention et une expérience, sans employer un vocabulaire qui laisserait croire à un titre que vous ne portez pas.

C’est aussi, en pratique, un argument sous-exploité par ceux qui la détiennent : une mention est une preuve délivrée par un tiers, exactement le type d’élément que cherche un visiteur qui doit choisir entre trois cabinets sans rien connaître au droit.

Les honoraires : la question qu’il vaut mieux traiter

Une convention d’honoraires écrite est en principe requise entre l’avocat et son client, ce qui fait de la question des honoraires une étape normale du parcours plutôt qu’un sujet gênant. Vous n’avez pas à publier une grille. Expliquer les modes de facturation, ce qui les fait varier, ce qui se passe lors du premier rendez-vous et à quel moment la convention est signée lève l’essentiel de l’inquiétude d’un particulier.

L’absence totale d’information est particulièrement coûteuse ici, parce que le justiciable n’a aucun repère de marché et suppose souvent le pire. Il ne renonce pas au droit : il renonce à appeler.

Deux informations pratiques changent beaucoup et coûtent une phrase : le premier rendez-vous est-il payant, et l’aide juridictionnelle est-elle acceptée.

Ce que ça vous demande, concrètement

Un entretien pour établir les situations que vous traitez réellement et le vocabulaire de vos clients, puis votre relecture déontologique avant mise en ligne. Nous écrivons les pages ; vous validez ce qui engage votre responsabilité professionnelle. Notre identité, nos engagements et ce que nous refusons de publier sont sur cette page.

Questions fréquentes

Un avocat a-t-il le droit d’avoir un site internet et de communiquer ?

Oui. La communication de l’avocat s’exerce dans le cadre de sa déontologie, dont les règles figurent au règlement intérieur national de la profession, publié par le Conseil national des barreaux. Nous ne sommes pas juristes et nous ne donnons pas de lecture de ce texte : c’est la ressource du CNB et votre ordre qui font foi. Notre rôle est de construire un site qui la respecte, en particulier sur la mention des titres et l’absence de comparaison avec des confrères.

Que cherchent réellement les clients d’un cabinet sur Google ?

Leur problème, avec leurs mots, presque jamais le nom d’une matière juridique. On tape « mon employeur ne me paie pas », « que faire après un accident de la route », « comment contester une amende », « séparation garde des enfants ». Un site organisé par branches du droit ne rencontre aucune de ces recherches. Une page par situation concrète, écrite dans le vocabulaire du justiciable, les capte toutes.

Peut-on se dire spécialiste d’une matière ?

La mention de spécialisation est un titre encadré, délivré selon une procédure organisée par la profession, et il ne s’auto-attribue pas. Sur un site, la distinction est nette : si vous détenez une mention, elle se mentionne telle qu’elle vous a été délivrée. Si vous ne l’avez pas, on décrit les domaines d’intervention et l’expérience, sans employer un vocabulaire qui laisserait croire à un titre.

Faut-il parler d’honoraires sur le site ?

Oui, et pas seulement pour des raisons commerciales : une convention d’honoraires écrite est en principe requise, ce qui fait de la question des honoraires une étape normale du parcours et non un sujet gênant. Vous n’êtes pas tenu de publier une grille. Expliquer les modes de facturation, ce qui les fait varier, ce qui se passe lors du premier rendez-vous et à quel moment la convention est signée lève l’essentiel de l’inquiétude.

Un cabinet dont la clientèle vient de la recommandation a-t-il besoin d’un site ?

C’est justement dans ce cas qu’il sert le plus. On vous recommande, la personne cherche votre nom, et ce qu’elle trouve décide de l’appel. Sur un sujet qui engage un patrimoine, une famille ou une entreprise, elle regarde longuement : votre inscription au barreau, vos domaines, votre manière de travailler. Le site ne remplace pas la recommandation, il l’empêche de se perdre entre le moment où l’on vous cite et celui où l’on vous appelle.

La première étape est une liste de situations, pas une maquette

Dites-nous ce que les gens vous racontent au téléphone, avec leurs mots. C’est de là que sort l’arborescence, et c’est ce qui décide du reste.