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Métier · architecture

Site internet pour architecte

Votre site n’est pas lu par une personne. Il est lu par un client, par sa banque, par une entreprise consultée, à des moments différents et avec des questions différentes.

C’est ce qui le distingue d’un portfolio, et ce que la plupart des sites d’agence ne prennent pas en compte.

Le portfolio est une pièce de preuve, pas une galerie

Une belle photographie ne dit pas si vous savez faire ce que le visiteur veut faire faire. Chaque projet doit porter son programme, sa surface, la nature de la mission confiée, l’année, la localisation approximative et les contraintes traitées. Un client qui envisage une surélévation cherche une surélévation ; s’il ne peut pas trier, il abandonne, même devant d’excellentes images.

Le classement compte autant que le contenu. Un portfolio rangé par ordre chronologique oblige le visiteur à tout parcourir. Rangé par type d’intervention (neuf, rénovation lourde, extension, surélévation, aménagement intérieur, tertiaire), il devient un outil de tri, et chaque catégorie devient une page capable de se positionner sur une recherche.

Ce qui manque le plus souvent, et qui coûte cher : la mention de ce qui n’a pas été simple. Un terrain en pente, une contrainte de site classé, un budget serré tenu. C’est ce qui distingue une agence d’un catalogue d’images, et c’est ce qu’un client se rappelle.

La mission, le vrai malentendu

Beaucoup de particuliers ignorent qu’un architecte peut intervenir sur un permis seul, sur une conception sans suivi de chantier, ou sur une mission complète jusqu’à la réception. Ce malentendu fait perdre des projets dans les deux sens : des clients qui vous croient hors de portée, et des demandes qui ne correspondent pas à ce que vous faites. Expliquer les missions est le contenu le plus utile d’un site d’agence, et presque personne ne le produit.

Ce que le visiteur se demandeCe que le site doit lui permettre de comprendre
« Suis-je obligé de passer par un architecte ? »Les cas où le recours est obligatoire, et ceux où il est un choix. Une réponse claire évite un appel perdu de part et d’autre
« Est-ce que vous faites seulement les plans ? »Ce que couvre une mission partielle, ce qu’ajoute une mission complète, et qui porte la responsabilité dans chaque cas
« Combien de temps ça prend ? »Les grandes phases et leurs durées d’ordre de grandeur, instruction du permis comprise
« Comment sont calculés vos honoraires ? »Sur quoi ils sont assis et ce qui les fait varier. La méthode, pas forcément un chiffre
« Travaillez-vous sur mon type de projet ? »Les typologies traitées et, tout aussi utile, celles que vous ne prenez pas

Ce que le cadre professionnel implique

Le site d’un architecte est un acte professionnel, soumis à sa déontologie. Le Conseil national de l’Ordre publie une page dédiée aux obligations à respecter sur son site internet. Le code de déontologie encadre les relations confraternelles, interdit le dénigrement d’un confrère et les actes de concurrence déloyale, et impose de mentionner distinctement les diplômes et titres au titre desquels l’architecte est inscrit au tableau.

Les références utiles, à consulter directement plutôt que de nous croire sur parole : la page de l’Ordre sur les obligations d’un site d’architecte et le code de déontologie des architectes sur Légifrance.

Deux articles décident de ce qu’un site peut porter, et le premier répond à la question que les architectes posent le plus souvent. L’article 10 bis, dans sa rédaction issue du décret du 26 juin 2026 : « La publicité est autorisée aux architectes dans le respect de la législation et de la réglementation en vigueur. » La question n’est donc plus de savoir si l’on a le droit de communiquer, mais comment.

L’article 10, lui, contraint directement la page qui présente le parcours : « L’architecte mentionne de façon distincte les diplômes, certificats ou titres français ou étrangers en vertu desquels il est inscrit au tableau de l’ordre et les autres diplômes, certificats, titres ou fonctions dont il peut se prévaloir. » De façon distincte : une liste qui mélange le diplôme d’État et une formation complémentaire de trois jours ne satisfait pas cette rédaction. C’est un point de construction, pas de rédaction : la page « à propos » a besoin de deux blocs, pas d’un.

Ce que nous ne faisons pas : vous dire ce que vous avez le droit d’écrire. Nous ne sommes pas juristes, l’Ordre publie sa propre ressource, et c’est elle qui fait foi. Notre rôle est de construire un site qui la respecte, en particulier sur deux points concrets : la mention visible des titres et de l’inscription au tableau, et une présentation des projets qui ne s’appuie jamais sur la comparaison avec un confrère.

Trois lecteurs, trois moments

Le site est consulté par le client au moment où il cherche une agence, par son financeur au moment où il évalue le sérieux du projet, et par une entreprise consultée au moment de répondre. Les trois cherchent des choses différentes : des réalisations comparables, une identification vérifiable, et une façon de travailler lisible. Un site qui ne répond qu’au premier laisse les deux autres avec un doute.

01

Le client

Cherche des projets comparables au sien, une idée du déroulé et un ordre de grandeur. Il compare deux ou trois agences sur plusieurs semaines.

02

Le financeur ou l’assureur

Cherche de quoi identifier l’entreprise : inscription au tableau, titres, forme juridique, assurance. Ce sont des éléments factuels, ils doivent être trouvables sans effort.

03

L’entreprise consultée

Cherche à savoir à qui elle a affaire et comment vous suivez un chantier. Un site qui décrit la méthode de suivi vous fait gagner du temps sur chaque consultation.

Être trouvé, sans dépendre de la recommandation

Les recherches d’un particulier sont concrètes et souvent géographiques : « architecte extension maison [ville] », « permis de construire surélévation [département] », « architecte rénovation appartement ancien ». Ce sont des requêtes que le portfolio ne capte pas, parce qu’une galerie n’a pas de texte. Une page par typologie d’intervention, écrite avec les mots du client, capte cette demande sans rien enlever au portfolio.

Le mécanisme complet, et pourquoi un site sans pages dédiées ne peut pas apparaître sur ces recherches, est expliqué ici : pourquoi votre site n’apparaît pas sur Google.

Ce que ça vous demande, concrètement

Vos projets sont la matière : nous partons de vos visuels et de vos dossiers, et nous écrivons les fiches, les programmes et l’explication des missions. Le code source vous est remis, ce qui compte dans une profession où l’on garde ses archives. Nos engagements, et ce que ce site refuse de publier, figurent sur la page d’identité du cabinet.

Questions fréquentes

Un architecte a-t-il le droit de faire de la publicité pour son agence ?

La communication d’un architecte s’exerce dans le cadre de sa déontologie. Le Conseil national de l’Ordre publie une page dédiée aux obligations à respecter sur son site internet, et le code de déontologie encadre notamment les relations confraternelles, interdit le dénigrement d’un confrère et les actes de concurrence déloyale. Il impose aussi de mentionner distinctement les diplômes et titres au titre desquels l’architecte est inscrit au tableau. Nous ne sommes pas juristes : c’est la ressource de l’Ordre qui fait foi, et nous construisons le site en la respectant.

Que doit contenir un portfolio de projets pour être utile ?

Chaque projet doit porter ce qui permet à un client de se projeter : le programme, la surface, la nature de la mission confiée, l’année, la localisation approximative et les contraintes traitées. Une belle photographie sans ces éléments ne dit pas si vous savez faire ce que le visiteur veut faire faire. Un client qui envisage une surélévation cherche une surélévation, pas une villa neuve, et il abandonne si le site ne lui permet pas de trier.

Faut-il afficher ses honoraires sur le site ?

Rarement un pourcentage ferme, mais toujours la méthode. Les honoraires d’architecte se calculent différemment selon la mission et le montant des travaux, et un chiffre isolé induit en erreur. Ce qui aide réellement le visiteur : expliquer sur quoi les honoraires sont assis, ce qui distingue une mission complète d’une mission partielle, et à quel moment un devis peut être établi. Le silence total, lui, fait fuir les clients qui craignent de ne pas être dans le bon ordre de grandeur.

Faut-il expliquer les différentes missions sur le site ?

C’est même le contenu le plus utile de tout le site, et presque aucune agence ne le produit. Beaucoup de particuliers ne savent pas qu’un architecte peut intervenir sur un permis seul, sur une conception sans suivi de chantier, ou sur une mission complète jusqu’à la réception. Ce malentendu fait perdre des projets dans les deux sens : des clients qui vous croient hors de portée, et des demandes qui ne correspondent pas à ce que vous faites.

Un site sert-il vraiment quand les projets viennent de la recommandation ?

Il sert surtout dans ce cas-là. On vous recommande, la personne cherche votre nom, et ce qu’elle trouve décide de l’appel. Sur un projet qui engage plusieurs centaines de milliers d’euros, elle regarde longuement : vos réalisations, votre inscription à l’Ordre, votre manière de travailler. Le site ne remplace pas la recommandation, il l’empêche de se perdre entre le moment où l’on vous cite et celui où l’on vous appelle.

Vos projets sont la matière, on s’occupe du reste

Photographies, textes des fiches projet, explication des missions. Une journée sur place suffit à récupérer ce qu’il faut, et la maquette arrive 48 heures après.