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Métier · santé

Site internet pour kinésithérapeute

La plupart des praticiens croient encore que la publicité leur est interdite. Ce n’est plus le cas depuis décembre 2020.

C’est le seul métier de cette matrice dont le principal frein est une croyance périmée, et c’est ce qui laisse la place libre à ceux qui le savent.

Ce qui a changé en décembre 2020

Les décrets n° 2020-1658 à 2020-1663 du 22 décembre 2020 ont supprimé des codes de déontologie de plusieurs professions de santé la formule interdisant tous procédés directs ou indirects de publicité, et l’ont remplacée par des dispositions encadrant la communication professionnelle. Un praticien peut donc communiquer, y compris en ligne, dans le cadre fixé par ces textes et par son ordre. L’interdiction générale n’existe plus.

La référence à lire à la source : le décret n° 2020-1663 du 22 décembre 2020 sur Légifrance, qui est celui des masseurs-kinésithérapeutes et qui clôt la série. Les cinq autres portent les mêmes dispositions pour les autres professions concernées.

Ce que nous ne faisons pas, et c’est important sur une profession ordonnée : nous ne vous disons pas ce que vous avez le droit d’écrire. Nous ne sommes ni juristes ni soignants ; votre ordre fait foi, et vous relisez ce qui engage votre responsabilité professionnelle. Notre rôle est de construire un site sobre, exact, et de signaler ce qui, dans une formulation commerciale usuelle, mériterait votre attention.

Sans témoignages, par quoi remplace-t-on la réassurance

Le témoignage de patient reste hors de question, ce qui prive le métier du levier habituel. On le remplace par du vérifiable : le diplôme et son année, le numéro d’inscription à l’ordre, les formations complémentaires suivies avec l’organisme qui les délivre, l’équipement du cabinet, et une description précise du déroulé d’une séance. Ce dernier point est le plus efficace, parce que ce qui inquiète un nouveau patient est de ne pas savoir ce qui va se passer.

Une question suit immédiatement celle-là, et elle n’a pas la même réponse : les avis publiés sur votre fiche Google ne sont pas votre communication, puisque vous ne les écrivez pas. Vous pouvez y répondre, à une condition stricte : ne jamais confirmer que leur auteur est un patient, ce qui violerait le secret professionnel. Le détail, avec les formulations à éviter, est dans répondre aux avis Google sans violer le secret.

Le patient cherche un symptôme, pas un praticien

Les recherches réelles sont des situations : « kiné épaule », « rééducation après prothèse de genou », « kiné respiratoire nourrisson », « douleur lombaire que faire ». Une page par prise en charge, écrite avec les mots du patient et sans aucune promesse de résultat, capte cette demande. Un site qui se contente d’une page « nos soins » ne rencontre aucune de ces requêtes, et reste visible uniquement pour ceux qui connaissent déjà votre nom.

L’avantage secondaire est le même que pour les autres professions à spécialités : ces pages filtrent. Un cabinet qui décrit précisément ses prises en charge reçoit moins d’appels hors de son champ, ce qui est un gain de temps immédiat pour le secrétariat.

Les plateformes de rendez-vous, et ce qu’elles ne disent pas

Une plateforme affiche un créneau, pas une prise en charge. Elle ne dit rien de vos domaines, de votre matériel, de l’accessibilité du cabinet ni du déroulé d’une séance. Et elle se positionne souvent devant vous sur votre propre nom, si bien que vos patients passent par un intermédiaire pour vous joindre. Le site porte tout ce que la plateforme ne porte pas, et peut renvoyer vers l’outil de rendez-vous que vous utilisez déjà.

Les informations pratiques valent plus que votre parcours

Un patient en difficulté motrice choisit d’abord un cabinet où il peut entrer. L’accessibilité, l’ascenseur, le stationnement, les horaires réels, le déplacement à domicile et les modalités de prise en charge décident de sa venue bien avant votre présentation. Ce sont aussi les informations qu’aucune plateforme n’affiche correctement, et que personne ne prend le temps d’écrire.

Elles ont une autre vertu : ce sont des faits, donc elles ne posent aucune question déontologique. Un site de soignant peut être extrêmement utile tout en restant strictement factuel, et c’est même la forme qui inspire le plus confiance.

Ce que ça vous demande, concrètement

Un entretien pour établir vos prises en charge réelles et le vocabulaire de vos patients, une visite du cabinet pour les photographies, et votre relecture avant mise en ligne. Nous écrivons les pages ; vous validez ce qui engage votre responsabilité professionnelle. Ce que nous garantissons, et ce que nous ne publions jamais, est exposé ici.

Questions fréquentes

Un kinésithérapeute a-t-il le droit d’avoir un site internet ?

Oui. Les décrets du 22 décembre 2020 ont supprimé des codes de déontologie de plusieurs professions de santé l’interdiction générale des procédés directs ou indirects de publicité, et l’ont remplacée par des dispositions encadrant la communication professionnelle. Un praticien peut donc communiquer, y compris en ligne, dans le cadre fixé par ces textes et par son ordre. Beaucoup de professionnels croient encore l’interdiction en vigueur : c’est le principal frein du secteur, et il n’est plus fondé.

Peut-on publier des témoignages de patients ?

Non, et il ne faut pas chercher à contourner. Le témoignage de patient reste hors de question dans une communication de soignant, ce qui prive le métier du levier de réassurance habituel. Il faut donc le remplacer par ce qui est vérifiable : le diplôme et l’année d’obtention, le numéro d’inscription à l’ordre, les formations complémentaires suivies, l’équipement du cabinet, et une description précise de la façon dont se déroule une séance.

Ai-je encore besoin d’un site avec une plateforme de rendez-vous ?

Oui, et pour deux raisons. La plateforme se positionne souvent devant vous sur votre propre nom, si bien que vos patients passent par un intermédiaire pour vous joindre. Et elle ne dit presque rien de ce que vous faites : elle affiche un créneau, pas une prise en charge. Un site explique vos domaines, votre matériel, l’accessibilité du cabinet et le déroulé d’une séance, et il peut renvoyer vers l’outil de rendez-vous que vous utilisez déjà.

Que cherchent réellement les patients sur Google ?

Un symptôme ou une suite d’intervention, pas un praticien : « kiné épaule », « rééducation après prothèse de genou », « kiné respiratoire nourrisson », « douleur lombaire que faire ». Une page par prise en charge, écrite avec les mots du patient et sans promesse de résultat, capte cette recherche. Un site qui se contente d’une page « nos soins » ne rencontre aucune de ces requêtes.

Quelles informations pratiques comptent le plus ?

Celles que le patient ne trouve nulle part ailleurs et qui décident de sa venue : l’accessibilité du cabinet, l’existence d’un ascenseur, le stationnement, les horaires réels, si vous vous déplacez à domicile, et les modalités de prise en charge. Un patient en difficulté motrice choisit d’abord un cabinet où il peut entrer. Ces éléments valent plus, pour lui, que n’importe quelle présentation de votre parcours.

Un site de soignant peut être utile et strictement factuel

C’est même la forme qui inspire le plus confiance. Dites-nous vos prises en charge réelles, on s’occupe de l’écrire, et vous relisez.