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Pourquoi votre site n'apparaît pas sur Google

Deux causes possibles, et elles n'ont rien à voir : votre site n'est pas indexé, ou il est indexé et mal classé. Le protocole pour trancher en trente minutes.

Un site invisible sur Google, ce n'est pas un problème. C'est deux problèmes différents, qui se ressemblent de l'extérieur et qui ne se soignent pas de la même façon.

Soit Google ne connaît pas vos pages, soit il les connaît et ne les juge pertinentes pour aucune recherche utile. Toutes les heures passées à « améliorer le référencement » avant d'avoir tranché cette question sont des heures perdues.

Deux causes possibles, et elles ne se soignent pas de la même façon. Soit vos pages ne sont pas indexées, et l’origine est presque toujours une balise noindex oubliée, un robots.txt bloquant, un site trop récent vers lequel personne ne pointe, ou un contenu qui n’existe que dans le JavaScript. Soit elles sont indexées mais ne remontent sur rien d’utile, et il manque alors une page pour ce que les gens cherchent réellement. La commande site:votredomaine.fr tranche entre les deux en dix secondes.

La question à trancher en premier

Tapez dans Google, exactement comme ceci, en remplaçant par votre domaine :

site:votredomaine.fr

Cette commande demande à Google de lister ce qu'il connaît de votre site.

Cette commande donne une indication, pas une mesure. La mesure se trouve dans la Search Console de Google, gratuite, et dans son rapport « Indexation des pages » qui dit page par page pourquoi une URL n'est pas indexée. Si vous n'avez pas de Search Console, c'est la première chose à installer, avant tout le reste.

Cas 1 : vos pages ne sont pas indexées

Cinq causes couvrent la quasi-totalité des situations. Elles se vérifient en quelques minutes.

Une balise noindex restée en place

C'est la cause la plus fréquente, et la plus vexante. Pendant la construction, un site est souvent bloqué à l'indexation pour éviter qu'une version inachevée ne remonte. Le blocage est censé être retiré à la mise en ligne. Il ne l'est pas toujours.

Affichez le code source d'une page et cherchez noindex. S'il est là, votre site demande explicitement à Google de ne pas le lister. Aucune autre action n'aura d'effet tant qu'il y est.

Sur WordPress, cherchez aussi le réglage « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site » dans les réglages de lecture. C'est la même chose, avec une case à cocher.

Un robots.txt qui bloque

Ouvrez votredomaine.fr/robots.txt. Si vous y lisez :

User-agent: *
Disallow: /

vous interdisez l'exploration du site entier.

Attention au piège, et il est contre-intuitif : Disallow et noindex ne disent pas la même chose. Disallow dit « ne charge pas cette page ». noindex dit « ne la liste pas ». Une page bloquée par robots.txt peut quand même apparaître dans les résultats, sans description, parce que Google n'a jamais pu la charger pour y lire le noindex. C'est documenté par Google. Pour ne pas être listé, c'est noindex qu'il faut, et donc l'accès libre.

Le site est trop récent, et personne ne pointe vers lui

Google découvre les pages en suivant des liens. Un site neuf vers lequel aucun autre site ne pointe est une île. Il finira par être trouvé, mais lentement.

Deux gestes accélèrent la découverte, et ils sont gratuits : déclarer le plan du site (votredomaine.fr/sitemap.xml) dans la Search Console, et créer la fiche d'établissement Google, qui pointe vers le site. Voir Fiche Google ou site internet, par lequel commencer.

Les pages n'existent que dans le JavaScript

Certains sites livrent au navigateur une page vide que le JavaScript remplit ensuite. Google sait exécuter le JavaScript, mais il le fait dans un second temps et pas systématiquement. Un contenu qui n'existe que dans le script est un contenu qui peut n'être jamais vu.

Le test tient en une manipulation : affichez le code source de la page (Ctrl+U, et non l'inspecteur d'éléments, qui montre le résultat après exécution). Si vous n'y trouvez pas vos titres et vos paragraphes en clair, c'est le sujet.

Des pages orphelines

Une page qui n'est liée depuis aucune autre page du site est presque introuvable, même si elle figure au plan du site. Le maillage interne n'est pas un ornement : c'est le chemin par lequel Google circule et comprend ce qui compte.

Cas 2 : vos pages sont indexées, mais ne remontent sur rien

C'est le cas le plus fréquent, et le plus mal diagnostiqué. Google connaît votre site. Il ne le trouve simplement pertinent pour aucune recherche qui vous amènerait un client.

Il n'existe pas de page pour ce que les gens cherchent

C'est la cause numéro un, et elle est structurelle. Un site de cinq pages (accueil, services, à propos, réalisations, contact) ne peut pas se positionner sur trente recherches différentes : il n'a que cinq portes.

Google classe des pages, pas des sites. Si vous voulez apparaître sur « rénovation salle de bain Toulouse », il faut une page dont c'est le sujet. Une ligne dans une liste de prestations sur la page d'accueil n'en est pas une.

C'est la raison pour laquelle une architecture se décide avant le design, et pas après. Voir l’ordre dans lequel un site se construit.

Vous parlez le vocabulaire de votre métier

Vos clients ne cherchent pas avec vos mots. Personne ne tape « solutions d'étanchéité périphérique ». On tape « infiltration mur maison », « fuite toiture réparation », « devis isolation combles ».

Ce décalage suffit à rendre invisible un site parfaitement écrit : il répond correctement à une question que personne ne pose. Le remède n'est pas d'écrire plus, c'est d'écrire les bons mots, ceux qu'on entend au téléphone.

Une page qui vise dix choses n'en obtient aucune

Une page « Nos services » qui énumère plomberie, chauffage, climatisation et dépannage dilue son sujet. Google ne sait pas de quoi elle parle, donc il ne la propose sur rien.

Une page, un sujet, une intention. Quatre pages valent mieux qu'une page en quatre parties.

Vos pages se concurrencent entre elles

L'inverse arrive aussi. Trois pages qui traitent le même sujet avec des mots légèrement différents se disputent la même recherche, et Google, incapable de choisir, n'en met en avant aucune. Elles se fusionnent en une seule, plus complète, et l'ancienne adresse redirige vers la nouvelle.

Le contenu est trop mince pour convaincre qui que ce soit

Une page de deux cents mots qui décrit une prestation en généralités ne bat pas une page de mille cinq cents qui répond vraiment. Ce n'est pas une question de longueur, c'est une question de contenu : la page longue gagne parce qu'elle traite les questions que se pose le lecteur, et la courte ne les traite pas.

Le piège du « je suis premier sur mon nom »

Beaucoup d'entreprises vérifient leur référencement en tapant le nom de leur entreprise, se voient en première position, et concluent que tout va bien.

Cela ne prouve rien. Les gens qui connaissent votre nom savent déjà vous joindre : ils n'avaient pas besoin de Google, ou alors comme d'un annuaire. Le référencement commence à la requête que tape quelqu'un qui ne vous connaît pas et qui cherche ce que vous vendez.

Le vrai test : listez les cinq phrases qu'un client taperait avant de vous trouver, sans jamais employer votre nom. Cherchez-les. C'est votre position réelle.

Ce que ce n'est presque jamais

Une pénalité. Les actions manuelles de Google existent, elles sont rares, et elles sont notifiées dans la Search Console, dans un rapport qui porte ce nom. Si vous n'avez rien reçu, vous n'êtes pas pénalisé, vous êtes juste mal classé. Ce n'est pas la même chose, et le remède n'a rien à voir.

Un manque de mots-clés dans le code. La balise meta keywords n'est plus utilisée depuis longtemps. En remplir une n'aura aucun effet.

Un problème de vitesse, à lui seul. La vitesse compte, mais elle départage des pages déjà pertinentes ; elle ne rend pas visible une page qui n'existe pas. Elle devient un sujet quand vous êtes en page 2, pas quand vous êtes absent. Voir ce que coûte un site lent.

Le protocole, dans l'ordre

  1. Installer la Search Console si elle n'existe pas. Tout diagnostic sans elle est une supposition.
  2. Faire site:votredomaine.fr pour trancher entre les deux cas.
  3. Si le site n'est pas indexé : vérifier noindex, puis robots.txt, puis le code source, puis déclarer le plan du site.
  4. S'il est indexé : lister les cinq requêtes réelles de vos clients, les chercher, et regarder ce que Google met à votre place. Vous verrez immédiatement quelle page il vous manque.
  5. Écrire cette page. Pas dix : celle-là.

Ce protocole tient en une demi-journée et il évite la dépense la plus courante du secteur, payer du référencement sur un site auquel il manque simplement des pages.

Si le protocole ne suffit pas et que les pages manquantes se comptent par dizaines, le travail devient continu plutôt que ponctuel : c'est ce que recouvre confier son référencement à un cabinet, avec l'état des lieux, l'écriture des pages et la mesure des positions mois après mois.


Vous avez fait le tour et le site reste absent ? C'est souvent le signe que la structure est en cause, pas le contenu. Nous regardons ce que produit votre site aujourd'hui et ce qui plafonne : envoyez-nous l'adresse de votre site, ou parlons de ce qu'il faudrait construire. Si votre activité est locale, c’est souvent la structure locale qui manque : refonte de site internet à Toulouse détaille ce qu’elle doit corriger.

Votre cas n’est pas le cas général.

Un article répond à une question ; un premier échange d’une vingtaine de minutes répond à la vôtre. Il n’engage rien et ne se termine pas par un devis automatique.

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