Créer son site quand on n'y connaît rien en informatique
Vous n'avez pas besoin d'apprendre l'informatique. Vous avez besoin de savoir décider. Les cinq décisions qui vous appartiennent, et le vocabulaire minimum pour ne pas les subir.
La crainte est presque toujours la même : ne pas comprendre ce qu'on achète, et se retrouver dépendant de quelqu'un dont on ne peut pas vérifier le travail.
Elle est fondée. Mais la conclusion qu'on en tire est fausse. Vous n'avez pas besoin d'apprendre l'informatique pour avoir un bon site : vous avez besoin de savoir décider, et de comprendre une dizaine de mots.
Personne ne vous demande de savoir comment fonctionne un moteur pour acheter une camionnette. On vous demande de savoir combien elle charge, ce qu'elle consomme, et à qui appartient la carte grise.
Vous n’avez pas besoin d’apprendre l’informatique, vous avez besoin de savoir décider. Cinq décisions vous appartiennent et aucune n’est technique : ce que le site doit produire, à qui il s’adresse, ce qui vous distingue honnêtement, qui le mettra à jour, et ce qui se passe si vous voulez partir. Dix mots de vocabulaire suffisent à suivre n’importe quelle conversation avec un prestataire.
Les trois voies, et ce que chacune demande vraiment
Le faire soi-même avec un constructeur en ligne
Wix, Squarespace et leurs équivalents permettent de produire un site présentable en un week-end, sans écrire une ligne de code.
Ce que ça demande réellement : pas de compétence technique, mais du temps, et surtout de l'écriture. Vous ferez face à une page vide et il faudra la remplir. C'est là que la plupart des tentatives s'arrêtent, pas sur la technique.
Pour qui : tester une activité, poser une présence minimale, budget très contraint.
La limite : vous louez. Le site vit tant que vous payez et n'est pas transportable ailleurs. Voir la différence entre louer un site et le posséder.
Faire faire, et garder la main sur le contenu
Un prestataire construit, vous modifiez les textes et les photos ensuite.
Ce que ça demande : savoir formuler ce que le site doit produire, et disposer d'un back-office simple. Pas de compétence technique.
Le piège : un site livré sans interface d'administration, où changer une photo suppose un devis. C'est une question à poser avant de signer.
Faire faire, entièrement
Un prestataire construit, rédige, photographie et met à jour.
Ce que ça demande : une journée de votre temps pour l'immersion, puis des validations. C'est la voie adaptée à une activité où votre temps vaut plus cher que ce que vous économiseriez en le faisant vous-même, ce qui est le cas de la plupart des artisans et des indépendants.
Le seul vocabulaire dont vous avez besoin
Dix mots. Ils suffisent à suivre n'importe quelle conversation avec un prestataire.
| Le mot | Ce que c'est, en une phrase |
|---|---|
| Nom de domaine | Votre adresse, votreentreprise.fr. Elle se loue à l'année et doit être à votre nom |
| Hébergement | Le local où vivent les fichiers du site. Se paie au mois ou à l'année |
| DNS | L'annuaire qui relie votre adresse à votre hébergement. C'est ce qu'on modifie lors d'un déménagement de site |
| CMS | L'interface qui vous permet de modifier le contenu sans code. WordPress en est un |
| HTTPS | Le petit cadenas. Sans lui, le navigateur affiche un avertissement de sécurité |
| Responsive | Le site s'adapte au téléphone. Ce n'est plus une option, c'est la majorité de vos visiteurs |
| SEO | Le référencement naturel : apparaître dans Google sans payer |
| Back-office | Votre partie administrateur, invisible du public |
| Code source | Les fichiers qui constituent le site. Ce qu'un autre prestataire aurait besoin de recevoir pour reprendre le travail |
| Search Console | L'outil gratuit de Google qui vous dit ce qu'il sait de votre site |
Voilà. Tout le reste peut être demandé sans honte, et un prestataire qui refuse d'expliquer simplement est un prestataire dont il faut se méfier.
Les cinq décisions qui vous appartiennent
Aucune n'est technique. Toutes vous reviennent, et personne ne peut les prendre à votre place correctement.
1. Ce que le site doit produire. Des appels ? Des demandes de devis ? Des réservations ? Des candidatures ? Un site qui doit faire sonner le téléphone ne se construit pas comme un site qui doit faire remplir un formulaire long.
2. À qui il s'adresse. Particuliers ou professionnels, urgence ou projet réfléchi, local ou national. Cela change tout, y compris le vocabulaire.
3. Ce qui vous distingue, honnêtement. Pas « la qualité et le sérieux » : tout le monde l'écrit. Ce que vous faites que le voisin ne fait pas, ou ce que vos clients vous disent quand ils sont contents.
4. Qui met à jour, et à quelle fréquence. Cette réponse détermine le choix technique bien plus que n'importe quelle considération de performance.
5. Ce qui se passe si vous voulez partir. La seule décision qui protège les quatre autres.
Les cinq pièges du « je le fais moi-même »
Ils ne sont pas techniques non plus.
La page blanche. Le constructeur est facile, l'écriture ne l'est pas. C'est là que 80 % des projets personnels s'arrêtent, à moitié faits, en ligne.
Le site jamais fini, mais publié. Un site avec trois pages vides et un « bientôt disponible » fait plus de mal que pas de site du tout.
Le référencement oublié. Un joli site sans architecture ne remonte sur rien. Voir pourquoi votre site n'apparaît pas sur Google.
Les photos de banque d'images. Elles se repèrent immédiatement et détruisent la crédibilité qu'elles étaient censées construire.
Le temps réel. Comptez les heures que vous y passerez, valorisez-les à votre taux horaire, et comparez avec un devis. Le calcul surprend souvent.
Comment vérifier un prestataire sans rien y connaître
Vous n'avez pas besoin de lire le code. Vous avez besoin de trois vérifications que n'importe qui peut faire.
Ouvrez trois sites qu'il a livrés, sur votre téléphone. Temps d'affichage, menu, taille du texte, facilité à trouver le numéro. Vous jugerez très bien.
Posez les questions de propriété. Le code source m'est-il remis ? Le domaine est-il à mon nom ? Que se passe-t-il si j'arrête de payer ? Vous n'avez pas besoin de comprendre les réponses techniques : vous avez besoin de voir si elles sont nettes ou évasives. La liste complète est ici : comment choisir son agence web.
Demandez qu'on vous explique une chose que vous ne comprenez pas. Un bon prestataire y arrive en trois phrases sans jargon. Celui qui n'y arrive pas, ou qui vous fait sentir que la question est bête, vous traitera de la même façon pendant deux ans.
Ce que vous n'aurez jamais à faire
Écrire du code. Installer un serveur. Comprendre ce qu'est un certificat. Configurer des enregistrements DNS. Choisir une version de PHP. Gérer des sauvegardes.
Tout cela est le métier du prestataire, et si l'on vous demande de vous en occuper, quelque chose ne va pas dans le partage du travail.
Chez nous, votre part se limite à une journée sur place et à des validations. Nous écrivons les textes, prenons les photos, et vous voyez la première maquette en 48 heures avant d'avoir engagé quoi que ce soit. Voir ce que nous prenons en charge à votre place, et ce qui fait le prix d'un site si vous en êtes à l'étape du budget. Pour un accompagnement complet dans l’agglomération toulousaine, la journée d’immersion se planifie sans négociation de calendrier.
Votre cas n’est pas le cas général.
Un article répond à une question ; un premier échange d’une vingtaine de minutes répond à la vôtre. Il n’engage rien et ne se termine pas par un devis automatique.
Décrire votre situation