Métier · restauration
Site internet pour restaurant
Votre client décide en trois minutes, sur son téléphone, à quelques rues de chez vous. Il veut savoir si vous êtes ouvert, ce que vous servez, et comment réserver.
La plupart des sites de restaurant répondent à ces trois questions avec un PDF de carte qui date de deux ans.
La carte en PDF est le défaut le plus coûteux du métier
Trois problèmes se cumulent. Un PDF s’ouvre mal sur téléphone, où se fait la quasi-totalité des consultations. Il ne se met jamais à jour, parce qu’il faut rouvrir un logiciel de mise en page pour changer un prix : au bout de quelques mois, la carte en ligne contredit celle de la salle. Et il n’accepte ni données structurées, ni liens vers la réservation. Google, lui, indexe bien les PDF : ce n’est pas là que ça se joue, sauf si le vôtre est une image scannée, auquel cas il ne contient aucun texte à lire.
Le gain de référencement est réel, à condition de le dire juste. Un plat écrit en texte est une expression que quelqu’un peut chercher : « cassoulet [ville] », « restaurant sans gluten [quartier] », « brunch dimanche [ville] ». Une page les capte et les relie au reste du site. Un PDF, lui, peut être indexé, mais il produit un résultat sans titre travaillé qui s’ouvre dans un lecteur et ne mène nulle part ensuite. Et s’il s’agit d’un scan ou d’une image exportée, il ne contient aucun texte du tout. Le détail est dans carte en PDF ou en page : ce que Google indexe vraiment.
Le sujet des allergènes s’ajoute à cela. L’information sur les allergènes à déclaration obligatoire doit être mise à disposition du consommateur, en application du règlement européen n° 1169/2011. Le site n’est pas le seul support possible, mais c’est le plus commode : un client concerné vérifie avant de réserver, pas une fois attablé. Une carte en pages web porte cette information plat par plat ; un PDF figé le fait mal.
Les horaires décident plus que tout le reste
C’est la donnée la plus consultée et la plus souvent fausse. Jours de fermeture, service du midi et du soir, dernier service, congés annuels, jours fériés : chaque exception non déclarée produit un client devant une porte close et un avis négatif qui durera bien plus longtemps que la fermeture. Le site et la fiche Google doivent dire exactement la même chose, et les exceptions se déclarent sur la fiche, parce que c’est elle qui répond à « ouvert maintenant ».
Le second réflexe utile est de préciser l’heure du dernier service, que presque aucun site n’indique. « Service jusqu’à 22 h 30 » évite un appel et une déception, et c’est exactement le genre d’information qu’un moteur de réponse reprend telle quelle.
Les plateformes captent votre propre nom
Tapez le nom de votre restaurant dans Google. Si le premier résultat est une plateforme de réservation, un agrégateur de livraison ou un site d’avis, alors chaque client qui vous cherche par votre nom passe par un intermédiaire qui prélève. Un site qui remonte sur votre nom récupère ceux-là directement. Les plateformes gardent leur utilité pour la découverte et la gestion des couverts ; ce qu’elles ne devraient pas capter, ce sont les gens qui vous connaissent déjà.
La position raisonnable n’est pas de les quitter, c’est de ne pas dépendre d’elles sur votre marque. Le site porte le nom, la carte, les horaires et les photos ; le bouton de réservation peut parfaitement pointer vers l’outil que vous utilisez déjà.
Ce qui se photographie, et ce qui ne se photographie pas
Les assiettes réelles, la salle, et l’équipe. Pas une banque d’images : un visiteur repère immédiatement une photo générique, et il en conclut que le reste du site ment aussi. Une photo prise en lumière naturelle, à hauteur d’assiette, sans stylisme excessif, vaut mieux qu’une image parfaite qui n’a pas été prise chez vous. C’est aussi ce qui rend un site de restaurant impossible à sous-traiter entièrement à distance.
Ce qui manque le plus souvent, et qui décide pourtant : une photo de la salle telle qu’elle est le soir. Un client qui hésite ne se demande pas si la cuisine est bonne, il se demande s’il sera bien installé et si l’endroit correspond à l’occasion.
Ce que ça vous demande, concrètement
Un service, en cuisine et en salle, pour photographier les assiettes, l’équipe et la lumière du soir. Et votre carte à jour, dans n’importe quel format : nous la remettons en pages web, plat par plat. Nos engagements de délai et de prise en charge sont écrits ici.
Questions fréquentes
Pourquoi ne faut-il pas mettre sa carte en PDF ?
Pour trois raisons qui se cumulent. Un PDF s’ouvre mal sur téléphone, où se fait la quasi-totalité des consultations. Son contenu est difficilement lu par les moteurs de recherche, donc vos plats n’apparaissent sur aucune requête. Et surtout il ne se met jamais à jour : la carte en ligne finit par contredire celle de la salle, sur les plats comme sur les prix. Une carte en pages web se lit, se référence et se corrige en deux minutes.
Ai-je encore besoin d’un site avec ma fiche Google et TheFork ?
Oui, et pour une raison économique précise : les plateformes se positionnent souvent devant vous sur votre propre nom, et prélèvent une commission sur des clients qui vous cherchaient déjà. Un site qui remonte sur votre nom récupère ceux-là sans intermédiaire. Les plateformes restent utiles pour la découverte et pour la gestion des couverts ; le site est ce que vous possédez, et il peut renvoyer vers l’outil de réservation que vous utilisez déjà.
Faut-il indiquer les allergènes sur le site ?
L’information sur les allergènes à déclaration obligatoire doit être mise à disposition du consommateur, en application du règlement européen n° 1169/2011 dit INCO. Le site n’est pas le seul support possible, mais c’est le plus commode : un client concerné vérifie avant de réserver, pas en salle. Une carte en pages web permet de porter cette information plat par plat, ce qu’un PDF figé fait mal.
Que doit-on voir en premier sur le site d’un restaurant ?
Les horaires, avec les jours de fermeture et les exceptions, puis la carte, puis la réservation. Le visiteur type est sur son téléphone, à proximité, et tranche en quelques minutes une seule question : est-ce que j’y vais ce soir. L’histoire de la maison, la biographie du chef et les photos de décor viennent après. Elles servent, mais elles ne décident pas de la réservation.
Faut-il proposer la commande en ligne ?
Seulement si quelqu’un tient le service au quotidien. Une commande en ligne mal suivie produit des clients qui ne reçoivent rien et des avis négatifs qui durent plus longtemps que le service. La formule intermédiaire, souvent plus rentable, est la réservation et le retrait sur place annoncés clairement, sans passer par un agrégateur qui prélève sur chaque commande.
On vient pendant un service
Les assiettes, la salle, l’équipe : la matière se prend en une soirée, et la carte se remet en pages web à partir de ce que vous avez déjà.