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Métier · commerce

Site internet pour un commerce local

Votre site n’a pas pour rôle de vendre. Il a pour rôle de faire entrer quelqu’un dans votre magasin.

C’est le seul métier où la conversion se produit ailleurs que sur le site. Tout le reste en découle, y compris la façon de mesurer.

La conversion se produit à trois cents mètres

Le visiteur type est sur son téléphone, à proximité, et il tranche une seule question : est-ce que ça vaut le déplacement. Il veut savoir si vous êtes ouvert, où vous êtes exactement, à quoi ressemble l’intérieur, et si vous avez le genre de chose qu’il cherche. Quatre réponses, en moins d’une minute. Un site qui déroule d’abord l’histoire de la maison depuis 1987 les fait attendre pour rien.

La conséquence pratique est une hiérarchie inhabituelle. En haut : horaires, adresse avec itinéraire, téléphone appelable d’un doigt, et des photographies de l’intérieur. L’histoire, les valeurs et l’équipe viennent après, et elles servent, mais elles ne décident pas du déplacement.

Les photographies de l’intérieur sont l’élément le plus sous-estimé. Quelqu’un qui ne connaît pas votre magasin hésite à pousser une porte inconnue. Trois vraies photos de l’espace suppriment cette hésitation mieux que n’importe quel paragraphe.

Les horaires sont la donnée la plus vivante du site

C’est la seule information de votre site qui se périme plusieurs fois par an, et c’est la plus souvent fausse. Horaires courants, jours fériés, congés annuels, inventaire, horaires d’été : chaque exception non déclarée produit un client devant une porte close, et un avis négatif qui durera bien plus longtemps que la fermeture. Les déclarer à l’avance prend cinq minutes par an, sur la fiche Google comme sur le site.

La règle qui évite le plus de dégâts : le site et la fiche Google doivent dire la même chose, au caractère près, et les exceptions se déclarent sur la fiche parce que c’est elle qui répond à « ouvert maintenant ». Le site les reprend, il ne les contredit jamais.

La mécanique complète de la recherche locale, avec les trois signaux dont Google se sert pour composer le bloc cartographique, est expliquée ici : le référencement local à Toulouse.

Faut-il vendre en ligne ?

Rarement au démarrage. Une boutique en ligne ajoute un métier complet : stock en temps réel, préparation, expédition, retours, service après-vente. Beaucoup de commerces la lancent, la tiennent trois mois, puis la laissent avec des produits indisponibles affichés en vente, ce qui abîme la confiance au lieu de la construire. Le click and collect ou la réservation en magasin donnent une bonne part du bénéfice pour une fraction de la charge.

FormuleCe que ça demande vraimentPour qui
Vitrine seuleDes photos, des horaires justes, une mise à jour occasionnelleLa majorité des commerces de proximité, et c’est très bien ainsi
Réservation ou click and collectQuelqu’un qui relève les demandes chaque jour et met de côtéCommerce avec des pièces recherchées, produits frais, forte demande de mise de côté
Boutique en ligneUn stock tenu en temps réel, l’expédition, les retours, le service après-vente. Un métier à part entièreUn commerce dont les produits ont une demande hors zone de chalandise

Le critère qui tranche n’est pas technique : c’est qui tiendra le stock à jour. Si la réponse est « personne, on verra », la boutique en ligne se transformera en catalogue de produits indisponibles, et un client déçu par une commande impossible ne revient pas non plus en magasin.

Le stock, la question que personne ne traite

Le visiteur veut savoir si vous avez ce qu’il cherche, et presque aucun site de commerce ne répond. Vous n’êtes pas obligé de tenir un stock en ligne pour traiter la question : dire ce que vous avez habituellement, ce que vous pouvez commander et sous quel délai, et proposer explicitement de vérifier par téléphone ou par message suffit. C’est une réponse honnête, et elle déclenche un appel plutôt qu’un abandon.

La formulation qui fonctionne est simple et directe : « appelez-nous, on regarde tout de suite ». Elle transforme une incertitude en contact, ce qui est exactement l’objectif du site.

Deuxième point propre au commerce : les marques distribuées. Beaucoup de gens cherchent une marque plus le nom de leur ville. Si vous distribuez des marques identifiables, les nommer sur le site capte une demande que vos concurrents laissent passer, sans aucun effort de contenu supplémentaire.

La saisonnalité, et le site qui ne bouge jamais

Un commerce vit au rythme des saisons, et un site figé le contredit. Ce que vous mettez en avant en décembre n’est pas ce que vous mettez en avant en juillet, et un visiteur qui tombe en novembre sur une page d’accueil parlant des soldes d’été en conclut que le commerce a fermé. Une zone modifiable en haut de la page d’accueil, changée quatre à six fois par an, suffit.

La condition pour que ça tienne : vous devez pouvoir la modifier vous-même, en deux minutes, sans appeler personne. Un site où changer une phrase demande un devis ne sera jamais mis à jour, et le problème n’est pas la motivation du commerçant, c’est la friction.

C’est une question à poser avant de signer, à nous comme à n’importe qui : qu’est-ce que je peux modifier moi-même, et comment. Elle figure dans la liste des questions qui filtrent.

Par où commencer quand on part de rien

Beaucoup de commerçants n’ont ni site ni fiche, et la liste de ce qu’il « faudrait » faire les décourage avant qu’ils ne commencent. Le socle réel tient en quatre éléments dont trois sont gratuits, et l’ordre dans lequel on les pose change tout. C’est développé dans la présence en ligne minimale d’une petite entreprise, avec les repères chiffrés du secteur.

Comment savoir si ça sert à quelque chose

La difficulté propre à ce métier : la conversion se produit en magasin, donc elle n’apparaît dans aucune statistique de site. Trois mesures approchantes valent mieux que rien : les clics sur l’itinéraire et sur le numéro depuis la fiche Google, le nombre d’appels, et la question posée en caisse, « comment nous avez-vous trouvés ». Cette dernière, posée pendant deux semaines, en apprend plus que n’importe quel tableau de bord.

Ce que ça vous demande, concrètement

Une journée en magasin pour photographier l’intérieur, les produits et l’équipe, de préférence à une heure creuse. Et une zone du site que vous pourrez modifier vous-même en deux minutes, parce qu’un commerce change avec les saisons. Le détail de nos engagements se trouve sur la page du cabinet.

Questions fréquentes

Un commerce de proximité a-t-il vraiment besoin d’un site ?

Il a besoin d’exister au moment où quelqu’un cherche, sur son téléphone, à trois cents mètres de chez vous. La fiche d’établissement Google fait la moitié du travail et elle est gratuite : commencez par elle. Le site fait l’autre moitié, celle que la fiche ne peut pas faire : montrer ce que vous vendez réellement, expliquer ce qui vous distingue de l’enseigne d’en face, et rassurer quelqu’un qui hésite à se déplacer.

Faut-il vendre en ligne ?

Pas nécessairement, et c’est souvent une mauvaise idée au démarrage. Une boutique en ligne ajoute un métier complet : gestion du stock en temps réel, préparation, expédition, retours, service après-vente. Beaucoup de commerces la lancent, la tiennent trois mois, puis la laissent avec des produits indisponibles affichés en vente, ce qui abîme la confiance. Le click and collect ou la réservation en magasin donnent une part importante du bénéfice pour une fraction de la charge.

Comment gérer les horaires et les jours de fermeture ?

C’est la donnée la plus vivante du site et la plus souvent fausse. Les horaires doivent figurer au même endroit sur le site et sur la fiche Google, et toutes les exceptions doivent être déclarées : jours fériés, congés annuels, inventaire, horaires d’été. Un client qui trouve porte close alors que Google annonçait ouvert écrit un avis négatif, et cet avis dure plus longtemps que la fermeture. Déclarer les exceptions à l’avance prend cinq minutes par an.

Faut-il montrer tout le catalogue ?

Non, et vouloir le faire est le meilleur moyen de ne jamais finir le site. Ce qui fonctionne : les familles de produits, ce qui fait votre spécificité, les marques que vous distribuez si les gens les cherchent par leur nom, et les nouveautés ou pièces marquantes du moment. Un visiteur ne cherche pas votre inventaire, il cherche à savoir si ça vaut le déplacement.

Comment savoir si le site sert à quelque chose ?

C’est la difficulté propre à ce métier : la conversion se produit en magasin, donc elle est invisible dans les statistiques du site. Trois mesures approchantes valent mieux que rien : le nombre de clics sur l’itinéraire et sur le numéro depuis la fiche Google, le nombre d’appels reçus, et la question posée en caisse, « comment nous avez-vous trouvés ». Cette dernière, posée pendant deux semaines, en apprend plus que n’importe quel tableau de bord.

On vient photographier le magasin

L’intérieur, les produits, l’équipe : la matière se prend sur place en une journée. Vous n’avez ni texte à écrire ni photo à trier.