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Pourquoi votre lien s'affiche mal sur WhatsApp

Un lien partagé sans image ni titre perd la moitié de ses clics. La cause tient en trois balises, et le correctif prend une heure.

Vous envoyez l'adresse de votre site à un client sur WhatsApp. À l'écran : l'URL brute, sans image, sans titre, parfois avec un bout de menu en guise de description.

À côté, le lien d'un concurrent s'affiche avec une photo, un titre net et une phrase qui donne envie. Sur la même conversation, le vôtre paraît amateur.

Le problème vient de trois balises Open Graph absentes ou mal remplies dans le code de la page : og:title, og:description et og:image. Les applications de messagerie et les réseaux sociaux les lisent pour composer l'aperçu. Sans elles, ils improvisent avec ce qu'ils trouvent, ou n'affichent rien. L'image doit être en JPEG ou PNG, au format 1200 par 630 pixels, et déclarée par une URL absolue.

Ce qui se passe réellement quand vous collez un lien

Quand vous envoyez une adresse dans une messagerie, l'application ne se contente pas de l'afficher : elle va chercher la page pour en faire un aperçu.

Elle télécharge le début du code, y cherche des balises précises, et compose une carte avec ce qu'elle trouve. Si les balises sont là, l'aperçu est celui que vous avez décidé. Si elles manquent, l'application improvise : elle prend le premier titre venu, un bout de texte au hasard, une image quelconque de la page, ou rien du tout.

Ce sont les balises Open Graph, un standard créé par Facebook et adopté depuis par à peu près tout le monde : WhatsApp, Messenger, LinkedIn, Slack, Discord, Telegram, Signal. X utilise un jeu voisin, les Twitter Cards, et retombe sur Open Graph quand elles sont absentes.

Les trois balises qui font l'aperçu

Elles se placent dans l'en-tête du code de la page.

og:title

Le titre affiché sur la carte. Il peut différer du titre de la page, et c'est souvent souhaitable : le titre de page est écrit pour Google, celui-ci pour un humain qui reçoit un message.

Court. Une soixantaine de caractères, au-delà les applications tronquent.

og:description

La phrase sous le titre. C'est elle qui décide du clic. Environ 150 caractères.

Sans elle, l'application prend un bout de texte de la page, ce qui donne régulièrement un fragment de menu de navigation.

og:image

La plus visible, et la plus souvent ratée. Quatre règles, et elles comptent toutes.

Le format : 1200 par 630 pixels. C'est le rapport que toutes les applications attendent. Une image carrée sera recadrée, une image trop petite sera ignorée.

Le type de fichier : JPEG ou PNG. C'est le piège le plus fréquent aujourd'hui. Les formats modernes comme AVIF ou WebP sont excellents pour les performances du site, mais les robots d'aperçu ne les décodent pas de façon fiable. Une image d'aperçu illisible équivaut à pas d'image du tout. Ces fichiers ne sont jamais téléchargés par un visiteur, seulement par les robots : il n'y a donc aucune raison de les optimiser au détriment de leur lisibilité.

Une URL absolue. https://votresite.fr/apercu.jpg, jamais /apercu.jpg. Un chemin relatif n'est pas résolu par la plupart des robots.

Le poids. Restez sous quelques centaines de kilooctets. Certaines applications abandonnent au-delà.

Comment vérifier, sans deviner

Ne testez pas en vous envoyant le lien à vous-même : les messageries mettent les aperçus en cache, parfois plusieurs jours, et vous verrez l'ancien.

Utilisez les outils officiels, qui affichent ce que le robot voit et permettent de vider le cache :

À défaut, la vérification brute : affichez le code source de la page (Ctrl+U) et cherchez og:. Si vous ne trouvez rien, vous avez la réponse.

Les cas qui piègent

L'aperçu est correct sur l'accueil, cassé sur les autres pages. Les balises ont été posées une fois dans le gabarit, avec les valeurs de la page d'accueil. Chaque page doit avoir les siennes, sinon toutes vos pages partagent le même titre et la même image.

Vous avez corrigé, l'ancien aperçu s'affiche encore. C'est le cache. Videz-le avec l'outil officiel, ou attendez.

Le site est derrière une protection. Un site en préproduction, protégé par mot de passe ou par une protection anti-robot, renvoie une erreur au robot d'aperçu. Vous verrez donc un lien nu, sans que rien ne soit cassé côté balises.

L'image existe mais n'apparaît pas. Vérifiez son type de fichier avant tout le reste. C'est presque toujours ça.

Pourquoi ça mérite une heure de votre temps

Un lien partagé est un canal que vous ne contrôlez pas, et sur lequel vous êtes comparé directement : dans un fil de discussion, votre carte est à côté d'une autre.

Trois situations concrètes où ça se joue. Un client transmet votre site à un collègue. Vous envoyez votre lien à un prospect après un appel. Quelqu'un vous recommande dans un groupe local.

Dans les trois cas, l'aperçu est la première chose vue, et souvent la seule. C'est le même mécanisme que pour ce que Google affiche de vous dans ses résultats, décrit ici : vérifier son site soi-même.

Ce que ça donne quand c'est fait sérieusement

Une image par page importante, reprise d'un visuel réel du site plutôt que fabriquée pour l'occasion. Un titre écrit pour un humain qui reçoit un message. Une description qui dit ce que la page apporte.

C'est ce que fait ce site : chaque page porte son propre bloc de partage, et chaque image d'aperçu est le recadrage d'un visuel qui existe ailleurs sur le site, exporté en JPEG précisément parce que les robots de partage ne décodent pas les formats modernes.


Sur les sites que nous construisons, l'aperçu de partage est traité comme le reste : une image par page qui compte, jamais une image générique répétée partout. Voir comment nous construisons un site, page par page.

Votre cas n’est pas le cas général.

Un article répond à une question ; un premier échange d’une vingtaine de minutes répond à la vôtre. Il n’engage rien et ne se termine pas par un devis automatique.

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