Métier · coiffure
Création de site internet pour coiffeur
Un client cherche trois choses avant de prendre rendez-vous : combien ça coûte, à quoi ressemble votre travail, et comment réserver maintenant.
La plupart des sites de salon répondent à la troisième, mal, et laissent les deux autres dans le flou.
Vos tarifs sont déjà publics, alors affichez-les
L’affichage des prix des prestations est une obligation réglementaire en salon, à l’intérieur comme en vitrine, prévue par l’arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des prix des services de coiffure et par l’article L112-1 du Code de la consommation. Vos tarifs sont donc déjà lisibles depuis le trottoir. Les cacher en ligne ne protège rien et fait perdre exactement les clients qui comparent avant de se déplacer.
C’est le paradoxe le plus courant du métier. Un salon affiche vingt tarifs en vitrine parce que la loi l’exige, puis publie un site où la page « tarifs » dit « nous consulter ». Le passant sait, l’internaute ne sait pas, et c’est l’internaute qui compare trois salons avant d’en choisir un.
Ce qu’une grille en ligne doit contenir pour être utile : la prestation nommée comme le client la nomme, le tarif toutes taxes comprises, la durée réelle, et ce qui fait varier le prix quand c’est le cas, longueur ou technique. Une grille qui ne dit pas la durée produit des retards ; une grille qui ne dit pas ce qui fait varier produit des discussions à la caisse.
Les plateformes de réservation captent vos propres clients
Planity, Treatwell et leurs équivalents se positionnent souvent mieux que votre salon sur votre propre nom, et prélèvent une commission sur des clients qui vous cherchaient déjà. Elles restent utiles pour la découverte et pour la gestion de l’agenda. Mais un site à vous, qui remonte sur votre nom et sur votre quartier, récupère directement ceux qui vous connaissent, sans intermédiaire commercial sur chaque rendez-vous.
Le test prend trente secondes : tapez le nom de votre salon dans Google. Si le premier résultat est une plateforme et pas vous, chaque client qui vous cherche par votre nom passe par un intermédiaire.
La position raisonnable n’est pas de les quitter, c’est de ne pas dépendre d’elles pour les clients qui vous connaissent déjà. Le site porte le nom, les tarifs, l’équipe et les réalisations ; le bouton de réservation peut très bien pointer vers l’outil que vous utilisez déjà.
On suit un coiffeur, pas un salon
C’est la particularité économique du métier : la fidélité va à la personne. Quand un coiffeur change d’enseigne, une partie de sa clientèle le suit. Nommer l’équipe, avec une photographie et une spécialité par personne, n’est donc pas de la décoration : c’est ce qui permet à un nouveau client de choisir et à un client existant de retrouver. Un salon anonyme se prive du seul argument que ses concurrents ne peuvent pas copier.
- Un prénom, une photo, une spécialité. « Julie, colorations et balayages » suffit. Le titre de « directeur artistique » n’aide personne à choisir.
- Les formations et certifications quand elles existent, surtout sur les techniques que le client craint de confier à n’importe qui : décoloration, lissage, cheveux texturés.
- Les recrutements en cours. Le métier est en tension : une page qui dit que vous embauchez travaille toute l’année. Voir recruter avec son site internet.
Les réalisations décident, à une condition
Les photos de coupes et de couleurs sont l’argument principal, à condition qu’elles soient les vôtres. Une galerie de banque d’images se repère immédiatement et détruit la crédibilité qu’elle devait construire. Ce qui fonctionne : des réalisations réelles, prises en salon avec l’accord de la personne, classées par ce que le client cherche, coupe, couleur, texture, plutôt que par ordre chronologique.
Deux précautions pratiques. L’accord de la personne photographiée doit être recueilli, et il vaut mieux qu’il soit écrit, y compris pour une publication sur les réseaux. Et une photographie prise sous les néons du salon, de face, sans retouche, vaut mieux qu’une image parfaite qui n’est pas de vous.
Instagram fonctionne très bien comme portfolio pour ce métier, et il ne remplace pas le site : il alimente. Le lien doit être visible dans les deux sens, et le site doit rester l’endroit où l’on trouve les tarifs, les horaires et la réservation. Le raisonnement complet est ici : page Facebook ou site internet.
Être trouvé quand quelqu’un cherche un salon
La recherche est presque toujours locale et immédiate : « coiffeur ouvert aujourd’hui », « coloriste [quartier] », « barbier près de moi ». Trois leviers comptent, dans cet ordre : une fiche d’établissement Google complète avec des horaires exacts et des photographies réelles, un site qui nomme le quartier et les prestations en toutes lettres, et des avis récents auxquels vous répondez.
Le détail des trois signaux dont Google se sert sur une recherche locale est expliqué ici : le référencement local à Toulouse. Et la façon d’obtenir des avis sans jamais en acheter est traitée là : comment obtenir des avis Google.
Un point propre au métier : les horaires d’exception comptent plus qu’ailleurs. Un salon fermé le lundi, ouvert en nocturne le jeudi, fermé trois semaines en août : chacune de ces informations, absente ou fausse, produit un client devant une porte close et un avis négatif.
Ce que ça vous demande, concrètement
Une demi-journée en salon, entre deux rendez-vous, pour photographier les réalisations, l’équipe et l’espace. Rien à préparer, rien à trier, aucun texte à écrire. Vous validez la maquette avant que quoi que ce soit soit développé. Les six engagements du chantier sont détaillés là où nous disons qui nous sommes.
Questions fréquentes
Faut-il afficher ses tarifs sur le site d’un salon de coiffure ?
Oui, et c’est le métier où la question se pose le moins. L’affichage des prix des prestations est une obligation réglementaire en salon, à l’intérieur comme en vitrine, prévue par l’arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des prix des services de coiffure et par l’article L112-1 du Code de la consommation. Vos tarifs sont donc déjà publics pour qui passe devant. Les cacher en ligne fait perdre les clients qui comparent avant de se déplacer, sans rien protéger.
Ai-je encore besoin d’un site si je suis sur une plateforme de réservation ?
Oui, et pour une raison précise : la plateforme se positionne souvent mieux que vous sur votre propre nom, et elle prélève une commission sur des clients qui vous cherchaient déjà. Un site vous permet de capter directement ceux-là. La plateforme reste utile pour la découverte et pour la gestion de l’agenda ; le site est ce que vous possédez, et il peut renvoyer vers la réservation sans intermédiaire commercial sur chaque prise de rendez-vous.
Faut-il présenter l’équipe nominativement ?
Dans ce métier, oui, plus que dans presque tout autre. Un client fidélisé ne suit pas un salon, il suit une personne : quand un coiffeur change d’enseigne, une partie de sa clientèle le suit. Nommer l’équipe avec une photo et une spécialité par personne permet à un nouveau client de choisir, et à un client existant de retrouver. C’est aussi ce qui rend une prise de rendez-vous en ligne réellement utilisable.
Les photos de coupes valent-elles vraiment quelque chose ?
Elles sont l’argument principal, à condition qu’elles soient les vôtres. Une galerie de photos de banque d’images se repère immédiatement et détruit la crédibilité qu’elle devait construire. Les réalisations réelles, prises en salon avec l’accord de la personne, montrent votre main : la coupe que vous faites bien, les couleurs que vous maîtrisez, les textures que vous travaillez. C’est ce qui fait qu’un client se projette ou passe son chemin.
Comment réduire les rendez-vous non honorés ?
Le site ne les supprime pas, mais il en enlève une partie en levant les malentendus avant la prise de rendez-vous : durée réelle de la prestation, tarif, ce qui est inclus, et la politique d’annulation écrite noir sur blanc. Une bonne part des absences vient d’un client qui a mal estimé le temps ou le prix. Le reste relève de la confirmation automatique, qui est du ressort de votre logiciel d’agenda, pas du site.
On vient photographier le salon
Les réalisations, l’équipe, l’ambiance : la matière se prend sur place en une journée, et les textes suivent. Vous n’avez rien à préparer.