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Le premier appel : ce qu'on écoute

Vingt minutes suffisent à savoir si un site est le bon chantier. Les six questions posées, ce qu'elles servent à établir, et les cas où la réponse est non.

Un premier appel n'est pas une présentation commerciale. C'est un diagnostic, et il fonctionne dans les deux sens : vous jugez si nous sommes le bon prestataire, nous jugeons si un site est le bon chantier.

Vingt minutes suffisent. Voici ce qu'on y cherche, pour que vous puissiez préparer les réponses ou vous en servir avec quelqu'un d'autre.

Six questions : comment vos clients vous trouvent aujourd'hui, ce que le site doit produire, à qui il s'adresse, ce qui existe déjà, qui décide, et quand. Elles servent à établir une seule chose : est-ce qu'un site est le bon chantier, et si oui lequel. Dans une partie des cas la réponse est non, et c'est dit à l'appel plutôt qu'à la fin d'un devis.

1. Comment vos clients vous trouvent aujourd'hui

C'est la première question, et c'est la plus révélatrice de toutes.

Si la réponse est « bouche-à-oreille, à 90 % », le sujet n'est pas la visibilité : c'est la vérification. On vous recommande, la personne tape votre nom, et ce qu'elle trouve décide de son appel. Le site doit alors être un argument de confiance, pas une machine à capter de la demande.

Si la réponse est « je ne sais pas », c'est un diagnostic à lui seul : rien n'est mesuré, et on commencera par là.

Si la réponse est « Google, et ça s'est tari », il y a une cause, et elle se trouve. Voir pourquoi votre site n'apparaît pas sur Google.

2. Ce que le site doit produire

Pas « être moderne ». Pas « refléter notre image ». Une action mesurable.

Des appels ? Des demandes de devis ? Des réservations ? Des candidatures ? Un site qui doit faire sonner le téléphone ne se construit pas comme un site qui doit faire remplir un dossier long.

C'est la question qui décide de l'architecture. Tant qu'elle n'a pas de réponse, tout le reste est décoratif.

3. À qui il s'adresse

Particuliers ou professionnels. Urgence ou projet réfléchi. Local ou national. Premier achat ou renouvellement.

Ces quatre axes changent tout : le vocabulaire, la longueur des pages, ce qu'on met en haut, la façon de traiter le prix. Un site qui vise « tout le monde » ne parle à personne, et c'est le défaut le plus fréquent des sites d'entreprise.

On écoute aussi, à ce moment-là, les mots que vous employez. Un artisan qui dit « on me demande souvent si je me déplace jusqu'à Muret » vient de donner une page.

4. Ce qui existe déjà

Un site, même mauvais, est une source d'information qu'aucun projet neuf ne possède : il dit ce qui intéresse vos visiteurs.

On regarde donc : y a-t-il un site, depuis quand, qui l'a fait, avez-vous les accès, à quel nom est le nom de domaine, avez-vous une fiche Google et porte-t-elle des avis.

Cette dernière série de questions n'est pas administrative. Un nom de domaine détenu par un prestataire injoignable est le seul point qui peut réellement bloquer un projet, et il vaut mieux le découvrir au premier appel qu'à la veille de la mise en ligne. Le détail est ici : le seul point qui peut réellement bloquer un projet.

5. Qui décide

Une question banale qui coûte des semaines quand on ne la pose pas.

Trois personnes qui donnent des avis contradictoires sur une maquette ajoutent un mois à un chantier. Il ne s'agit pas d'exclure qui que ce soit de la discussion : il s'agit de savoir qui tranche quand les avis divergent.

6. Quand, et pourquoi maintenant

Il y a presque toujours un déclencheur : un changement d'activité, un concurrent qui vous est passé devant, un site qui ne s'affiche plus correctement, une saison qui approche, un recrutement.

Le déclencheur donne la date réelle, et la date réelle décide du périmètre. Un site attendu pour une saison qui commence dans six semaines n'est pas le même projet que celui d'une entreprise qui a tout son temps.

Ce qu'on n'écoute pas

Les références visuelles isolées. « J'aime bien ce site-là » est utile à la maquette, pas au cadrage. On y revient plus tard.

La liste de fonctionnalités. Un espace client, un blog, un chat en direct : ce sont des réponses. On cherche d'abord la question.

Le budget, en premier. Il vient, mais après le périmètre. Annoncer un chiffre avant de savoir ce qu'il achète produit un devis qui ne veut rien dire. Ce qui fait varier ce chiffre est expliqué ici : ce qui fait le prix d'un site internet.

Les cas où on dit non

Ils existent, et c'est ce qui rend l'appel utile.

Le site n'est pas le problème. Une entreprise qui refuse déjà des clients n'a pas un problème de visibilité. Une entreprise dont le téléphone ne sonne plus depuis que son secteur s'est effondré non plus.

Le chantier n'est pas prioritaire. Parfois la bonne réponse est : complétez votre fiche Google, ajoutez deux pages à votre site actuel, et rappelez-nous dans six mois. C'est une demi-journée de travail et ça règle le sujet. Voir améliorer le référencement d'un site existant.

On n'est pas les bons. Une boutique en ligne à gros catalogue, une application métier, un site multilingue à quinze marchés : ce ne sont pas nos chantiers, et le dire prend dix secondes.

Le contenu ne pourra pas exister. Si personne ne peut consacrer une journée à l'immersion et aux photographies, le projet ne tiendra pas ses délais, quel que soit le prestataire. Autant le savoir avant.

Ce qui se passe après

Vous repartez avec un avis franc et, si le chantier a du sens, un périmètre écrit. La maquette arrive ensuite, en 48 heures, avec vos contenus, et rien n'est engagé tant que vous ne l'avez pas validée.

Si le chantier n'a pas de sens, vous repartez avec ce qu'il faut faire à la place, et ça ne coûte rien.


Un appel de vingt minutes suffit pour ces six questions. Écrivez-nous, on répond sous 24 heures, y compris quand la réponse est que nous ne sommes pas les bons pour votre projet. Voir ce qui se passe après cet appel, étape par étape.

Votre cas n’est pas le cas général.

Un article répond à une question ; un premier échange d’une vingtaine de minutes répond à la vôtre. Il n’engage rien et ne se termine pas par un devis automatique.

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