Métier · immobilier
Site internet pour agence immobilière
Votre site ne battra jamais les portails sur le catalogue. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est le point de départ.
Un site d’agence ne sert pas à vendre des biens. Il sert à rentrer des mandats, et ce sont deux métiers différents.
Le renversement que presque aucune agence ne fait
L’acheteur est sur les portails, où votre catalogue figure déjà, et aucun site d’agence ne les concurrencera sur le volume. Le vendeur, lui, ne cherche pas un bien : il cherche à qui confier le sien. Il compare deux ou trois agences sur des critères que les portails n’affichent pas, et il le fait sur votre site. Construire ce site pour l’acheteur, c’est se battre sur le terrain où l’on perd, en négligeant celui où l’on gagne.
La conséquence pratique est une hiérarchie inhabituelle. En haut : ce que vous faites pour un vendeur, comment vous estimez, sur quel secteur vous travaillez, qui compose l’équipe. Les annonces viennent après, et elles servent, mais pas à ce qu’on croit.
À quoi servent vraiment vos annonces
À trois choses, dont aucune n’est de trouver un acheteur. Elles prouvent au vendeur que vous êtes actif sur son secteur, ce qui est le premier critère de confiance. Elles montrent la qualité de vos photographies et de vos descriptifs, c’est-à-dire ce que vous ferez de son bien. Et elles font vivre le site. Ce qui ne sert à rien : bâtir un moteur de recherche sophistiqué que les portails font déjà mieux, et qui coûte cher.
Corollaire direct : la qualité des photos de vos annonces est un argument commercial adressé au vendeur, pas seulement un support de vente. Un vendeur qui voit trois annonces mal photographiées sur votre site en tire une conclusion sur ce qui arriverait à sa maison.
L’estimation, la porte d’entrée du vendeur
« Estimation maison [commune] » est une recherche massive, géolocalisée, et faite par quelqu’un qui envisage de vendre dans les mois qui viennent. Le sujet mérite donc une page. La forme compte : un simulateur qui recrache un chiffre automatique déçoit et décrédibilise, parce que personne ne croit à une estimation faite sans avoir vu le bien. Ce qui fonctionne est une page qui explique la méthode, ce qui fait varier la valeur sur votre secteur, et propose un rendez-vous.
Ce qu’il ne faut surtout pas écrire : des prix au mètre carré, un délai de vente moyen, un taux de biens vendus. Ce sont exactement les chiffres que les sites d’agence publient et qui se périment en un trimestre. Une donnée fausse sur un site d’agence coûte plus cher qu’une donnée absente, parce que le vendeur la confronte à ce qu’il a lu ailleurs.
Vos garanties professionnelles rassurent, et personne ne les montre
L’activité est réglementée : elle suppose une carte professionnelle délivrée par la chambre de commerce et d’industrie au titre de la loi Hoguet, une garantie financière et une assurance de responsabilité civile professionnelle. Ce sont des éléments vérifiables, qui distinguent un professionnel d’un intermédiaire improvisé, et ils sont presque toujours relégués dans les mentions légales alors qu’ils font partie de ce qu’un vendeur regarde.
Le cadre général de la profession est décrit par la fiche Service-Public sur les conditions d’accès et d’exercice, à consulter directement.
Le contenu de secteur, à condition de le faire sérieusement
Un vendeur veut une agence qui connaît sa rue, pas sa ville. Une page par quartier ou par commune, écrite avec une connaissance réelle du terrain, capte des recherches très qualifiées et prouve l’ancrage local mieux que n’importe quelle phrase sur votre expérience. C’est le contenu le plus rentable du métier, et le plus rarement fait correctement.
Le piège est connu : dix pages de quartier identiques au nom près sont du contenu peu utile, et Google les traite comme tel. La règle est la même que celle qui gouverne ce site : si vous n’avez rien de spécifique à dire sur un quartier, sa page ne se fait pas. Mieux vaut quatre pages qui parlent vraiment du secteur que vingt qui récitent un gabarit.
Ce que ça vous demande, concrètement
Un entretien pour établir votre secteur réel et ce que vous faites pour un vendeur, une visite pour photographier l’équipe et l’agence, et vos informations professionnelles. Nous écrivons les pages, y compris celles de secteur. Nos engagements figurent sur la page qui présente le cabinet.
Questions fréquentes
À quoi sert le site d’une agence si les acheteurs sont sur les portails ?
À rentrer des mandats, pas à vendre des biens. Un acheteur consulte les portails, où votre catalogue est de toute façon présent, et votre site ne les battra jamais sur ce terrain. Le vendeur, lui, choisit une agence, et il la choisit sur des critères que les portails n’affichent pas : votre connaissance du secteur, votre méthode, votre équipe, vos garanties professionnelles. C’est ce public-là que le site doit servir, et il est plus rentable.
Faut-il quand même publier les annonces sur son site ?
Oui, mais pas pour les acheteurs. Les annonces servent trois autres choses : elles prouvent au vendeur que vous êtes actif sur son secteur, elles montrent la qualité de vos photos et de vos descriptifs, ce qu’il évaluera avant de vous confier son bien, et elles font vivre le site. Ce qui ne sert à rien, en revanche, c’est de bâtir un moteur de recherche sophistiqué que les portails font déjà mieux.
L’estimation en ligne est-elle une bonne idée ?
La demande d’estimation est la porte d’entrée du vendeur, et c’est une recherche massive et géolocalisée. Le sujet mérite donc une page. Attention à la forme : un simulateur qui recrache un chiffre automatique déçoit et décrédibilise, parce que personne ne croit à une estimation faite sans avoir vu le bien. Ce qui fonctionne est une page qui explique la méthode, ce qui fait varier la valeur sur le secteur, et propose un rendez-vous.
Quelles informations professionnelles faut-il afficher ?
Celles qui distinguent un professionnel d’un intermédiaire improvisé, et qu’un vendeur regarde : le numéro de carte professionnelle et l’organisme qui l’a délivrée, la garantie financière, l’assurance de responsabilité civile professionnelle. Ce sont des éléments vérifiables, imposés par le cadre de la profession, et pourtant relégués dans les mentions légales alors qu’ils rassurent.
Faut-il écrire sur les quartiers ?
C’est le contenu le plus rentable qu’une agence puisse produire, et le plus rarement fait sérieusement. Un vendeur veut une agence qui connaît sa rue, pas sa ville. Une page par quartier ou par commune, écrite avec une connaissance réelle du secteur, capte des recherches très qualifiées. Attention au piège : dix pages de quartier identiques au nom près sont du contenu peu utile. Si vous n’avez rien de spécifique à dire sur un quartier, ne faites pas sa page.
Un site qui parle au vendeur, pas à l’acheteur
C’est la seule décision qui compte, et elle change tout le reste. Dites-nous votre secteur réel, on part de là.