Mon nom de domaine .fr a expiré : peut-on le récupérer ?
Oui, pendant trente jours. Passé la période de rédemption, la suppression est définitive et le nom retombe dans le domaine public. Le calendrier exact, l’interlocuteur unique, et comment ne jamais y revenir.
Le site ne répond plus. Les courriels non plus, ce qui est souvent le vrai signal d’alerte, parce qu’un dirigeant remarque une boîte muette avant une page blanche.
La bonne nouvelle est qu’un .fr expiré ne disparaît pas le jour même. La
mauvaise est que la fenêtre est courte, qu’elle se compte en jours, et qu’une
seule personne peut agir : votre bureau d’enregistrement.
Oui, tant que la période de rédemption court. L’Afnic prévoit qu’après la suppression d’un nom de domaine en .fr s’ouvre une période de rédemption de trente jours, pendant laquelle le nom reste indisponible à la réservation, sauf pour vous. La récupération passe obligatoirement par votre bureau d’enregistrement, qui effectue une opération de restauration. Passé ce délai, « la suppression est définitive et irréversible » et le nom retombe dans le domaine public : n’importe qui peut le réserver.
Le calendrier, phase par phase
Trois moments, et ils n’ont pas le même degré d’urgence.
Avant l’expiration. Le nom est enregistré pour une durée « au choix, d’une durée renouvelable allant de un à dix ans ». Votre bureau d’enregistrement vous relance. C’est le moment où tout se règle en un clic.
Après l’expiration, sans réaction de votre part. L’Afnic l’écrit sans détour : « sans nouvelle de votre part au moment du renouvellement, votre bureau d’enregistrement envoie une demande de suppression du nom de domaine à l’Afnic ». Le site cesse de répondre, les courriels aussi.
La période de rédemption : trente jours. La suppression ouvre « une période de rédemption de 30 jours » durant laquelle le domaine n’est pas remis à l’enregistrement. C’est votre fenêtre. Pendant cette période, « le titulaire demandeur de la suppression peut, par l’intermédiaire de son bureau d’enregistrement, demander à annuler la procédure ».
Après. « Passé ce délai, la suppression est définitive et irréversible. » Le nom retombe dans le domaine public et peut être réservé par n’importe qui.
Source : Afnic, pensez à renouveler votre nom de domaine.
L’interlocuteur, et il n’y en a qu’un
C’est le point qui fait perdre des jours à ceux qui ne le savent pas :
l’Afnic ne traite pas avec vous. Elle gère le registre du .fr ; votre
contrat est avec un bureau d’enregistrement, c’est-à-dire l’entreprise chez
qui le nom a été réservé.
Concrètement, dans l’ordre :
- Identifier le bureau d’enregistrement. Si vous ne savez plus qui c’est, une recherche « whois » sur le nom vous le donne, ou une facture ancienne.
- L’appeler, pas lui écrire. Trente jours vont vite et un ticket peut dormir. Le mot à employer est « restauration » ou « restore », c’est le nom de l’opération.
- Payer. La restauration coûte plus cher qu’un renouvellement, parfois nettement. C’est le prix de l’oubli, et il reste sans commune mesure avec la perte du nom.
⚠ Si le nom a été réservé par un ancien prestataire, la difficulté change de nature. Ce n’est plus un problème de délai, c’est un problème de titularité : seul le titulaire déclaré peut demander la restauration. C’est le cas qui bloque réellement, et il se traite avant que le domaine n’expire, pas après. Voir le problème de titularité, et quand le traiter.
Ce que vous perdez si vous laissez passer
Ce n’est pas seulement une adresse.
- Les courriels. Toutes les adresses en
@votre-domaine.frcessent de fonctionner. Les messages ne rebondissent pas toujours proprement : certains expéditeurs ne le sauront jamais. - L’ancienneté acquise. Un domaine porte des années de réputation auprès des moteurs. Repartir sur un autre nom, c’est repartir de zéro sur ce plan.
- Les liens externes. Annuaires, articles, signatures, documents : tout ce qui pointait vers vous pointe désormais vers rien.
- Le nom lui-même. Une fois libre, il peut être réservé par un concurrent, un revendeur, ou n’importe qui. Le racheter, quand c’est possible, se négocie.
Comment ne jamais y revenir
Quatre gestes, et le troisième est celui que personne ne fait.
- Renouvellement automatique activé, avec une carte bancaire à jour. La plupart des expirations viennent d’une carte expirée, pas d’un oubli de décision.
- Le domaine à votre nom, pas à celui de votre prestataire. Vérifiable en une minute au whois.
- L’adresse de contact du titulaire hébergée ailleurs que sur ce domaine.
C’est le piège circulaire : si l’alerte d’expiration part vers
contact@le-domaine-qui-expire.fr, elle n’arrivera nulle part le jour où elle compte. - Un rappel dans votre agenda, deux mois avant l’échéance, indépendant du prestataire.
Questions fréquentes
Combien de temps a-t-on pour récupérer un nom de domaine .fr expiré ?
Trente jours à compter de la suppression. L’Afnic prévoit qu’après la suppression s’ouvre une période de rédemption de trente jours, pendant laquelle le nom reste indisponible à la réservation sauf pour son titulaire. Passé ce délai, la suppression est définitive et irréversible, et le nom retombe dans le domaine public.
Qui contacter pour récupérer un domaine expiré ?
Votre bureau d’enregistrement, c’est-à-dire l’entreprise chez qui le nom a été réservé. L’Afnic gère le registre du .fr mais ne traite pas directement avec les titulaires : la demande d’annulation de la suppression passe « par l’intermédiaire de son bureau d’enregistrement ». L’opération s’appelle une restauration, et il vaut mieux appeler qu’écrire quand la fenêtre est de trente jours.
La récupération est-elle payante ?
Oui, et elle coûte plus cher qu’un renouvellement ordinaire, parfois nettement. C’est le prix de l’opération de restauration, sans commune mesure avec ce que coûte la perte du nom : les adresses de courriel, l’ancienneté acquise auprès des moteurs, et tous les liens externes qui pointaient vers vous.
Que se passe-t-il après la période de rédemption ?
Le nom retombe dans le domaine public et peut être réservé par n’importe qui, y compris un concurrent ou un revendeur. À ce stade il n’existe plus de procédure de récupération : il faut soit le racheter à son nouveau titulaire s’il accepte, soit changer de nom, ce qui suppose de reconstruire l’ancienneté et de faire corriger tous les liens externes.
Comment éviter que ça se reproduise ?
Quatre gestes. Le renouvellement automatique avec une carte à jour, car la majorité des expirations viennent d’un moyen de paiement périmé. Le domaine déposé à votre nom et non à celui d’un prestataire. Une adresse de contact du titulaire hébergée ailleurs que sur ce domaine, sinon l’alerte d’expiration n’arrive nulle part. Et un rappel dans votre agenda, deux mois avant l’échéance, indépendant du prestataire.
Le nom de domaine est le seul actif de votre présence en ligne qui peut disparaître en une nuit sans que personne ne vous prévienne utilement. Ce qu’il est, comment le choisir et à qui il doit appartenir sont expliqués dans la fiche nom de domaine et dans choisir son nom de domaine.
Votre cas n’est pas le cas général.
Un article répond à une question ; un premier échange d’une vingtaine de minutes répond à la vôtre. Il n’engage rien et ne se termine pas par un devis automatique.
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